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«Ce n'est pas Stéphane Henchoz contre Xamax»

(20.09.2019)

En une semaine, Stéphane Henchoz va retrouver deux lieux extrêmement chargés en émotions pour lui depuis cet été. Après être sorti vainqueur du Brügglifeld dimanche dernier (1-2), là même où Neuchâtel Xamax FCS avait assuré son incroyable maintien cet été, l'entraîneur du FC Sion va effectuer son grand retour à la Maladière samedi à 19h. Evidemment, le technicien s'y sait attendu, mais il met l'entier de sa concentration sur une seule chose: prendre les trois points et continuer la belle série actuelle du FC Sion.

Son retour à Neuchâtel samedi

Pour moi, c'est un match légèrement particulier dans le sens où j'ai entraîné là-bas jusqu'à il y a trois mois en arrière. Mais c'est le foot, voilà, on change de club. J'y ai joué aussi, donc c'est sûr que c'est  un peu différent que de jouer contre Zurich, Lugano ou Thoune. Mais ça ne dépasse pas ce stade-là. C'est un autre match, trois points qui sont en jeu. Trois points qui sont importants pour l'équipe et le club. Je n'ai aucune rancune. Ce qui s'est passé est passé, j'ai tourné la page. Je suis content de revoir une bonne partie du contingent, qui est toujours là. C'est aussi et surtout grâce à eux que l'équipe s'est maintenue. Je suis content de retrouver ces joueurs-là, on a vécu quelque chose de particulier, mais j'ai bien l'intention d'aller gagner à la Maladière samedi.

L'accueil que lui réservera le public de la Maladière

On verra bien samedi, c'est difficile d'anticiper quel accueil me fera le public. Mais de toute façon, ce n'est pas Stéphane Henchoz contre Xamax, c'est Sion contre Xamax. J'ai changé d'équipe, ça s'arrête là. Avec le recul, je ne garde que les bons souvenirs de mon passage à Xamax, notamment ces émotions extraordinaires et positives à la fin. C'est beaucoup plus fort que si on avait gagné tranquillement les deux matches.

Ce qu'il a appris à Neuchâtel

Mon caractère n'a pas changé entre Xamax et Sion. Vouloir gagner chaque match, chaque entraînement aussi, ça fait partie de moi. Un entraînement pour moi, c'est comme un match. Aucune différence. J'ai appris en tant qu'entraîneur à Xamax. Mais au niveau du caractère, je suis le même. Après, je pense que j'ai progressé comme coach à Neuchâtel, notamment dans la gestion de la pression.

Ce qu'il pense du début de saison des Neuchâtelois

Xamax a fait un très très bon début de championnat en termes de performances. Ils n'ont perdu que deux matches sur huit depuis le début de la saison, face à YB et Bâle qui sont les deux meilleures équipes de ce championnat. Ils n'ont peut-êtrre pas autant de points que nous, mais dans les performances, c'est très bien. Ils ont mené à Servette, tenu tête à Bâle. Il leur manque quelques points par rapport à la qualité de ce qu'ils ont montré depuis juillet.

Tout faire pour prolonger la série

Cette série, il faut tout faire pour la prolonger. Quand on est dedans, il faut s'accrocher. On se prépare à un match super difficile ce samedi. Le classement ne veut rien dire. Mais on a cette série en cours, qu'il faut tout faire pour entretenir. Cette série ne s'est pas faite dans la facilité, les résultats ont été obtenus dans la douleur. Ca montre aux joueurs qu'avec du caractère on peut renverser des situations compliquées. Des situations difficiles il y en a à tous les matches et il y en aura encore samedi. Les surmonter, c'est une preuve de caractère.

Une semaine à trois matches, plus compliqué à gérer?

Trois matches en sept jours, c'est sûr qu'au niveau du contingent et des charges physiques on doit être attentifs.Il faut de la fraîcheur pour chaque match, c'est très très important. Ceux qui sont sur le terrain doivent donner 100%, voire plus. On va y aller dans l'ordre. D'abord Neuchâtel, puis Saint-Gall et YB. Ce qui est sûr, c'est qu'on a les joueurs pour faire des rotations, tout en gardant le même niveau de performance. C'est primordial. On ne va pas tourner pour faire tourner. Quand on change de joueurs, on doit garder le même degré de performance.

Valon Behrami et les deux matches à venir sur synthélique

On a deux matches sur synthétique sur sept jours, entrecoupé d'un match chez nous en milieu de semaine. C'est sûr que par rapport à un joueur comme lui qui a connu des blessures durant sa carrère, le synthétique n'est pas optimal au niveau articulaire. On sait que ça donne une surcharge au niveau des articulations, cheville et genou, que ce soit en match ou à l'entraînement. Donc par rapport à ça, c'est sûr qu'iil y aura une gestion particulière pour Valon, qu'on affinera au jour le jour.

Cédric Donnet, un choix de vie sans aucun regret

(19.09.2019)

Assis à la cantine du FC La Combe, Cédric Donnet regarde distraitement la partie entre le Paris Saint-Germain et le Real Madrid mercredi soir. "J'aime bien le Real, je regarde de temps en temps... mais je suis loin d'être un malade de foot", explique le défenseur central du club martignerain, quelques minutes après la cruelle défaite en 16es de la Coupe face à l'US Collombey-Muraz (0-1). "C'est rageant, on a fait un bon match, on avait une vraie chance", regrette-t-il. L'USCM (2e ligue) a en effet énormément peiné à sortir La Combe (3e ligue) et les visiteurs peuvent s'estimer très heureux d'être sortis de ce match avec la qualification. Cédric Donnet, impeccable en défense centrale avec son numéro 4, était ainsi logiquement déçu, même si cela fait longtemps que le football n'est plus sa priorité.

"C'est vrai. En fait, je dis des fois que soit j'aurais aimé être Cristiano Ronaldo, et jouer tout en haut, soit jouer pour le plaisir avec mes potes, sans contrainte, ce que je fais aujourd'hui. L'entre-deux ne m'attire pas trop", explique-t-il sincèrement, alors que plusieurs de ses anciens coéquipiers ont fait carrière en LNB ou en 1re ligue. "J'en parle avec eux régulièrement. Ils ont gagné 2000 francs par mois durant leur carrière en moyenne, pour donner un exemple. Honnêtement, j'ai assez vite tiré un trait là-dessus." A 23 ans déjà, il a en effet dit stop au semi-professionnalisme, préférant largement aller jouer avec ses copains après son départ de Sion M21 et des piges à Savièse et Bex, en 1re ligue. "J'ai privilégié ma carrière professionnelle", dit-il simplement.

Aujourd'hui père de famille, l'homme de 32 ans construit sa maison et est responsable pour tout le Valais d'une grande assurance, la CSS. Reconversion largement réussie, donc. Et un choix de vie effectué sans aucun regret. "Ah mais complètement. Des fois, en parlant avec certains anciens coéquipiers, on se dit qu'on avait le niveau pour être pros et vivre une grande carrière, mais je ne ressens absolument aucune frustration. Moi, le gamin de Troistorrents, j'ai vécu des choses formidables grâce au football. La première fois que j'ai pris l'avion, c'était avec l'équipe de Suisse juniors. J'ai rencontré ma femme dans une cantine de foot. Et toutes mes amitiés, tout... En fait, même si je ne suis pas un malade du football, ce jeu m'a tout apporté. Il m'a transmis des valeurs qui me servent au quotidien dans ma vie d'homme et dans mon métier. L'esprit de groupe, comment gérer un effectif, comment y trouver sa place, savoir quand parler, quand se taire, quand écouter... Tout cela, je le dois au football et à mes parents qui m'ont toujours soutenu et suivi. Grâce à eux j'ai pu vivre tout ça."

Dans un bar à Amsterdam, en mai 2015, le défenseur central buvait des verres avec ses potes lorsqu'est retransmise la finale de la Champions League. "Et là, Ivan Rakitic marque. Pour rigoler, mais je le pensais quand même un peu, j'ai dit à mes potes que la dernière fois que Rakitic et moi on s'était parlés, c'était pour qu'il m'amène mes protèges-tibias. Bon, on était déjà un peu cuits, ça a fait marrer tout le monde, mais c'était un peu vrai quand même", sourit le Valaisan, qui a porté plusieurs fois le brassard de capitaine de l'équipe de Suisse. "Ca c'était vraiment un truc de fou. Je suis retombé sur des compositions d'équipe et tous mes coéquipiers de l'époque, ou quasiment, ont fait une carrière professionnelle. Et moi qui avais le brassard, je n'ai pas percé! C'est fou quand même... Dans les buts, on avait Yann Sommer, Kevin Fickentscher et Guillaume Faivre. Sinon, Heinz Barmettler, Moreno Costanzo, Kay Voser, Pirmin Schwegler, Steven Lang... et Ivan Rakitic, donc. Bon, Ivan il était au dessus, rien à dire. Il était surclassé, d'ailleurs, il est de 1988 et là c'était la classe 1987."

Cédric Donnet a effectué toutes les équipes nationales juniors de M15 en M19, poursuivant en parallèle sa progression avec le FC Sion jusqu'avec les M21. Sans aller plus loin. "Je me suis entraîné une dizaine de fois avec les pros, mais je n'ai jamais eu ma chance plus haut. Pas que moi, hein, tout le monde... C'était une époque où les jeunes avaient peu de chances de percer. Deux seulement ont réussi, Gelson Fernandes et Didier Crettenand. Gelson était au dessus mentalement, Didier techniquement. Ils ont réussi. Nous, tous les autres, non. Quand je vois aujourd'hui, les jeunes sont mieux considérés, mais je ne vais pas faire le gars qui se plaint: si j'avais été vraiment au dessus du lot, j'aurais passé aussi. Donc je vous le redis: je n'ai aucun regret. Mais c'est vrai que je suis parti dégoûté de Sion, car à l'époque on pensait vraiment qu'on méritait notre chance, mes coéquipiers et moi. On n'était vraiment pas moins bons que certains gars venus de l'extérieur qui jouaient à la Une. On ne se sentait pas considérés."

L'assureur n'en a gardé aucune rancune et revient d'ailleurs de temps en temps à Tourbillon, avec des clients. "On ne va pas se le cacher, on ne vient pas voir le FC Sion pour voir un show ou du grand spectacle. Ce n'est pas pour impressionner mes clients que je viens... Par contre, depuis l'arrivée de Stéphane Henchoz, on sent que quelque chose est en train de prendre. Il y a de l'exigence, du sérieux, de la discipline. Je le ressens vraiment et j'ai du plaisir à le constater."

Arrivé à 12 ans au FC Sion, en C inter, le jeune homme de Troistorrents reste attaché à ces valeurs d'identitication et de respect du maillot. "Je n'ai que 32 ans, mais je vois que ça se perd un peu. C'est pour ça que je suis très heureux de jouer à La Combe avec mes potes. On joue sérieusement, mais on est surtout heureux de se retrouver à l'entraînement et ça pour moi c'est le plus important. Je garde d'excellents souvenirs de ma formation de footballeur professionnel, je me rappelle de voyages en Irlande, en Pologne, en Turquie, en Allemagne... Tout ce que j'ai pu vivre, c'est aussi et surtout grâce à mes parents, qui m'ont toujours soutenu et aidé. Sans eux, cette belle aventure aurait été tout simplement impossible. Je le redis: pouvoir vivre tout cela'était fantastique, mais jouer pour le plaisir avec ses potes, c'est bien aussi."

Le FC Sion lui a d'ailleurs fait un joli clin d'oeil récemment puisque son pote Damien Claivaz a gagné l'un des grands prix de la tombola du gala: un voyage d'une semaine dans quatre capitales européennes. "On est partis à Londres, Bruxelles, Paris et Rome avec le jet privé du président! Tout était payé, les transferts, les hôtels... On n'a dû payer que la nourriture! Damien a gagné ce prix et a proposé que je l'accompagne avec nos femmes. C'était vraiment un voyage exceptionnel." Une belle manière aussi d'entretenir son rapport avec le club sédunois. Même si la trajectoire de vie du défenseur l'a amené ailleurs, Cédric Donnet n'est jamais très loin du FC Sion, d'une manière ou d'une autre. 

Dixièmes en mai, leaders en septembre: la progression fulgurante des M18

(18.09.2019)

Tombeurs de Young Boys dans la capitale le week-end dernier, les M18 du FC Sion découvrent une nouvelle réalité en ce début d’exercice. Dixièmes sur douze au terme de la saison régulière l’an dernier, deux points devant le cancre Thoune mais également vingt-neuf derrière le leader GC, les joueurs d’Alexandre Quennoz occupent, avec quatre succès en cinq sorties, la 1ère place de leur championnat, qualificative pour la prestigieuse UEFA Youth League. Mais comment expliquer un tel changement de statut dans un laps de temps aussi court? Éléments de réponse avec l’entraîneur et l’un des cadres de l’équipe.

«La raison principale est selon moi le fait que l’on ait bien étoffé le contingent par rapport à l’an dernier», avance d’emblée le coach sédunois. «Lors du deuxième tour, il nous est parfois arrivé de n’être qu’une quinzaine à l’entraînement durant toute la semaine car on avait plusieurs blessés. Ceux qui étaient là savaient donc qu’ils étaient pratiquement assurés d’être sur le terrain sur le terrain et ils ne ressentaient de ce fait pas le besoin d’aller puiser au fond d’eux-mêmes lors de chaque entraînement. Aujourd’hui, ils savent tous qu’ils ne peuvent pas tricher, ils doivent donner le maximum à chaque séance sous peine de devoir s’asseoir sur le banc ou de rester à la maison le week-end.»

Défenseur de cette équipe des M18, Joaquim Bitz abonde dans le sens de son entraîneur : «C’est vrai que l’on est plus dans l’équipe cette saison que la dernière. Chaque poste ou presque est doublé et on sait donc que notre place dans le onze n’est jamais assurée. Si l’on s’entraîne mal, que l’on ne met pas suffisamment d’envie la semaine, le coach risque de mettre quelqu’un d’autre à notre place le week-end.» Le Chippiard tient également à mettre en avant l’excellente ambiance régnant au sein de l’équipe : «On est une vraie équipe de potes, on s’entend tous vraiment bien et la relation avec le staff est excellente. Je pense que cela a aussi son importance dans nos bons résultats actuels.»

Outre cette concurrence accrue durant l’été, Alexandre Quennoz tient aussi à relever le fait que la réussite a changé de camp par rapport à l’an dernier : «Je ne crois pas qu’on puisse dire que l’on a fait une mauvaise saison. La réussite n’était simplement pas de notre côté, nous avons souvent perdu d’un but en ayant bien joué. Le contenu de ce que l’on proposait était bon et il ne manquait finalement que les résultats pour valider tout ça. Mais je pense que c’est une saison qui nous a permis de bien progresser et qui est clairement à l’origine de nos bonnes performances actuelles.» Pour provoquer cette réussite, l’ex-joueur non seulement du FC Sion mais aussi de Bâle et Xamax a insisté sur les petits détails à régler durant l’entre-saison : «J’ai demandé à mes joueurs de faire preuve de plus de maturité, d’intelligence dans certaines situations. Il fallait que l’on soit capables de mieux gérer les rencontres et je pense qu’au vu du match de samedi à YB qui nous est, selon moi, intrinsèquement meilleur, je peux dire que mon message est plutôt bien passé.»

Pour prendre le meilleur sur les Bernois, «coach Quennoz» n’a pas hésité à modifier quelque peu son alignement tactique : «C’est vrai, lors des premiers matches j’ai plutôt opté pour un 4-3-3 mais il nous manquait un certain équilibre et je savais qu’à YB ça allait être très dur donc j’ai choisi de renforcer la défense centrale et de rajouter un 2ème  milieu défensif. Ça nous a permis de faire une très bonne prestation et ça les a privés d’occasions de but donc je pense que je vais reconduire ce système à l’avenir. L’avantage, c’est que je dispose d’une équipe capable de s’adapter à chaque adversaire.»

Cet audace du technicien valaisan a donc payé, les visiteurs s’imposant 3-1 dans la capitale. «Je crois qu’on peut dire que c’est un match référence pour nous,affirme Joaquim Bitz. C’était pas facile face à un excellent adversaire mais l’on a su mettre les occasions qui se présentaient à nous pour décrocher cette belle victoire.» Son entraîneur ne boude lui pas son plaisir de pouvoir travailler la semaine après avoir conquis un succès le week-end précédent : «Voir mes joueurs arriver à l’entraînement avec le banane le lundi, c’est fantastique pour moi. Vous savez, c’est là-dessus que j’axe ma philosophie : allier la performance, la progression au plaisir de jouer et je pense que cette année ça prend bien donc je ne peux qu’être content.»

La force des M18, aussi étonnant que cela puisse paraître connaissant le passé de défenseur de leur entraîneur, réside notamment dans le secteur offensif. Preuve en sont les 17 buts inscrits en cinq journées par les jeunes sédunois : «Non, mon passé de jouer n’a aucun influence sur ma façon d’entraîner. On peut en effet dire que je prône davantage le jeu offensif que défensif, en laissant une grande liberté à mes attaquants. Je crois que c’est ça l’important, qu’ils jouent selon leur instinct.»

Prochain rendez-vous pour les M18 : ce vendredi à la Maladière avec un derby face au Team Xamax-BEJUNE. «J’aurais bien aimé que l’on joue en ouverture des pros samedi comme cela pouvait être le cas par le passé, avoue le technicien sédunois. Je pense malheuremsent que ce n’est plus trop possible pour des questions de sécurité.» Comme leurs aînés le lendemain, les M18 n’auront donc qu’un objectif en tête au moment d’entrer sur le synthétique neuchâtelois vendredi : poursuivre leur belle série!

Xamax-Sion, ce derby à ne pas manquer

(18.09.2019)

C’est une affiche qui permettra à plusieurs éléments de chaque côté de retrouver leur ancien employeur. C’est un duel qui a souvent réservé son lot d’émotions aux supporters des deux clans par le passé. C’est une rencontre qui se joue sur le terrain mais également dans les tribunes où chacun donne de la voix pour encourager ses couleurs. C’est un derby, une rivalité certes peut-être moins importante que celle «liant» Sédunois et Servettiens mais une opposition à la saveur tout de même particulière pour chacune des deux formations. Xamax-Sion, c’est ce samedi à la Maladière et c’est un match que vous ne devez rater sous aucun prétexte. Et ce, pour plusieurs raisons.

Un derby, ça n’arrive pas toutes les semaines

Si le retour du Servette FC au sein de l’élite cette saison est venu ajouter huit nouveaux derbys au calendrier de la Super League, portant désormais à douze  le nombre d’oppositions «100% romandes», il ne faut pas oublier que dans un passé relativement proche celui-ci était proche du néant. Il y a seulement quatre ans, le FC Sion était ainsi l’unique représentant «welsch» au sein d’une ligue à grande consonance alémanique. Si le club valaisan n’a plus quitté la première division depuis son retour au sein de celle-ci en 2006, tel n’a pas été le cas de ses trois principaux rivaux historiques que sont le Servette FC, Xamax et le Lausanne-Sport. Ces dernières années, chacune de ces trois formations a ainsi eu le bonheur de goûter aux joies de la promotion mais également de, plus ou moins rapidement, se heurter aux affres de la relégation.  Un derby, c’est donc une rencontre particulière, un événement qui n’arrive pas forcément chaque saison et encore moins chaque semaine. Raison pour laquelle il faut d’autant plus en profiter.

Un derby aux allures de retrouvailles

Le 15 mai dernier, jour du dernier affrontement entre les deux clubs, le FC Sion s’imposait sur le fil à Tourbillon dans une rencontre s’apparentant à une véritable finale pour éviter la tant redoutée place de barragiste. La «Ferrari» Jared Khasa frappait pour la première fois, prenant de vitesse tous ses adversaires avant de servir Bastien Toma sur un plateau. «Au moment où je reçois le ballon, c’est comme si le temps s’arrête. Je prends le temps de contrôler avant de frapper et là, quand le ballon termine au fond, c’est un sentiment de joie inexplicable», avouait le buteur à l’issue de la rencontre. Ce jour-là, Stéphane Henchoz dirigeait les «rouge et noir» dont l’entraîneur des gardiens était Luca Ferro tandis  qu’André Neitzke et Freddy Mveng figuraient dans le onze de base valaisan. Un peu plus de quatre mois plus tard, ces quatre hommes seront à nouveau concernés par le derby de samedi soir mais dans le camp inverse cette fois-ci. Le premier nommé est désormais à la tête du FC Sion après avoir orchestré le «miracle du Brügglifeld» pour sa dernière sur le banc neuchâtelois en juin dernier, le deuxième a succédé à Marco Pascolo et œuvre maintenant auprès des portiers sédunois et le troisième compose la ligne de trois défenseurs dans le onze de Joël Magnin. S’ils seront directement mis à contribution du côté de la Maladière, ce ne sera pas le cas du quatrième cité qui, touché au ménisque et absent des terrains pour deux mois, devra lui suivre ce match depuis les tribunes. Ajoutez à cela l’arrivée en Valais cet été de Mickaël Facchinetti, petit-fils du regretté président emblématique des Neuchâtelois Gilbert, et vous comprenez à quel point cette partie sera particulière pour plusieurs de ses protagonistes.

Un derby pour poursuivre la belle série

Six matches, six victoires, une qualification pour les huitièmes de finale de la Coupe et une place sur le podium de Super League. Le FC Sion se trouve actuellement dans une spirale très positive et cherchera à poursuivre sur cette lancée en réussissant la passe de sept succès consécutifs. Ce d’autant qu’il a un très beau coup à jouer ce week-end, YB et Bâle ayant rendez-vous l’un avec l’autre dimanche au Stade de Suisse. En cas de succès sur le gazon artificiel de la Maladière, les «rouge et blanc» seraient donc assurés de gagner au moins un rang au classement à l’issue de cette septième journée. Une belle opération qui, bien que l’on ne soit  qu’au commencement de la saison, validerait encore davantage le début d’exercice convaincant réalisé par Xavier Kouassi et ses coéquipiers.

Un derby pour bien lancer la semaine anglaise

Si cette semaine est marquée par le retour de la prestigieuse Ligue des Champions, la prochaine sera la première «anglaise» de la saison en Suisse. Suite à ce déplacement à Neuchâtel, les Valaisans accueilleront en effet le FC Saint-Gall de Peter Zeidler le mercredi 25 à Tourbillon avant de se rendre à Berne pour y disputer ce qui pourrait bien être un match au sommet face à YB le samedi 28. Quoi de mieux pour aborder ces deux échéances en l’espace de quatre jours que de commencer par une victoire dans un derby?

Un derby se gagne aussi et surtout grâce au 12ème homme

Souvenez-vous, c’était en mars dernier dans cette même Maladière : le FC Sion sombrait et s’inclinait 3-1 face à Xamax, Quentin Maceiras sauvant l’honneur des visiteurs à la dernière minute du temps réglementaire. Ce jour-là, le secteur visiteur de l’enceinte neuchâteloise était quasi désert, les groupes de supporters sédunois ayant décidé de faire l’impasse sur ce déplacement pour des raisons qui leur sont propres et que le club comprend et respecte. Si cette absence de soutien dans les tribunes ne suffit bien entendu pas à expliquer à elle seule la très mauvaise prestation livrée par les Sédunois ce jour-là, l’importance du 12ème homme n’est plus à prouver. Kevin Fickentscher, Bastien Toma ou Christian Zock dernièrement notamment, tous nous ont confirmé que l’appui du public leur apportait une force supplémentaire, les poussait à donner le meilleur d’eux-mêmes et à tenir même dans des situations pouvant être difficiles. Ils ont reconnu que les chants de leurs supporters leur avait permis d’aller notamment chercher les trois points à dix contre Zurich ou malgré trois sorties sur blessure à Lugano. Ces dernières saisons, c’est aussi grâce à vous que le FC Sion a survécu à des exercices compliqués et c’est aujourd’hui avec vous qu’il veut regarder vers le haut et conserver sa place au sommet de la hiérarchie. Si Stéphane Henchoz a la tâche d’aligner les onze joueurs qu’il juge les plus aptes au combat match après match, vous êtes ce 12ème élément qui doit faire la différence. Dans un derby encore plus que dans n’importe quelle autre rencontre. Tous à Neuchâtel!

Xavier Kouassi montre toujours la voie

(17.09.2019)

La scène se déroule pendant la préparation estivale, pas loin de Sierre. Les enfants du FC Sion Summer Camp viennent de terminer leur repas lorsqu’arrivent Christian Zock et Xavier Kouassi pour une visite surprise. Si le Camerounais est vite reconnu, la présence de l’Ivoirien déclenche une véritable hystérie. «Kouassssiiiiiiii» hurlent des dizaines d’enfants en courant en direction de «Kouass», qui rigole et fait mine de se cacher derrière l’imposant Zock. Ancien Servettien, Xavier Kouassi est peut-être le joueur du contingent actuel le plus populaire et cette reconnaissance lui fait évidemment plaisir. «Entendre ces petits crier mon nom, voir leur regard s’illuminer, ça me rend très fier», explique le capitaine du FC Sion, toujours l’un des premiers à mettre l’ambiance dans les vestiaires. Personnage très apprécié en Valais, le numéro 36 du FC Sion sait se montrer aussi détendu dans la vie qu’un guerrier sur le terrain.

Alors même qu’il doit faire face régulièrement à la même question depuis des mois («défenseur ou milieu de terrain?»), il répond de la même manière aux médias, aux supporters ou à ses entraîneurs successifs: «Aucun souci, je suis au service de l’équipe». Simplement des mots et une communication maîtrisée? Non. Il prouve sur le terrain semaine après semaine qu’il sait réellement s’adapter à toutes les éventualités, y compris en cours de match. Non, Xavier Kouassi n’a jamais triché, et c’est aussi une partie de l’explication de l’amour du public valaisan à son égard.

Même si marquer lui manque sans doute un peu, et qu’il tente parfois sa chance de manière surprenante, comme dimanche à Aarau sur une tentative de 30 mètres, Xavier Kouassi est un vrai joueur de devoir, qui porte logiquement le brassard. Même lorsque de très étonnants articles sont sortis cet été de la presse alémanique concernant le port du brassard, il ne s’est jamais ému. Les journaux réclament Valon Behrami capitaine? Il reste calme et reçoit très vite les explications du Tessinois qui lui assure n’avoir jamais rien réclamé à ce sujet. Une information vite confirmée par Stéphane Henchoz, qui conforte l’Ivoirien dans son rôle de capitaine incontesté et coupe immédiatement court aux tentatives de déstabilisation. Tout s’est réglé naturellement, sans accroc, à l’image de ce que dégage Xavier Kouassi, l’un des leaders incontestés du vestiaire, qui voit en lui un homme toujours prêt au combat sur le rectangle vert. Il n’est pas exactement un agneau, et ses petites piques de chambrage sont souvent redoutées par ses coéquipiers et l'entourage du club, mais son sens de l’humour laisse toujours place à un homme concentré à 100% dès qu’il entre sur le terrain. Un vrai leader, toujours prêt à montrer la voie.

Vous avez choisi Bastien Toma homme du match à Aarau

(16.09.2019)

Encore un homme du match différent! Preuve que la réussite du FC Sion est collective en ce début de saison, vous avez choisi un cinquième joueur diférent en cinq rencontres, depuis que les notes des supporters ont été lancées. Ce dimanche, à Aarau, la performance de Bastien Toma vous a impressionné et vous avez été encore une fois plus d'une centaine à nous l'écrire. On vous l'a dit, restez assidus, car de beaux cadeaux attendent ceux d'entre vous qui aurez voté à chaque fois. Ce dimanche, la maîtrise technique et l'engagement du milieu de terrain valaisan, buteur sur le 0-1, lui ont valu d'obtenir la note moyenne de 8 dans vos suffrages.

Ayoub Abdealloui, impeccable au poste de latéral gauche, a obtenu la deuxième meilleure note du match. Birama Ndoye et Kevin Fickentscher, ex-aequo avec 7, complètent le podium. A samedi à Neuchâtel pour la suite!

 

Aarau-Sion, vos notes

Kevin Fickentscher: 7

Quentin Maceiras: 6,5

Xavier Kouassi: 6

Birama Ndoye: 7

Ayoub Abdellaoui: 7,5

Valon Behrami: 5,5

Bastien Toma: 8

Pajtim Kasami: 6,5

Anto Grgic: 6

Ermir Lenjani: 5

Roberts Uldrikis: 6

Entrés en jeu: 

Jared Khasa, Seydou Doumbia et Christian Zock: tous trois trop peu joué pour être notés

 

Le palmarès de vos hommes du match depuis le début du concours

Sion-Zurich: Pajtim Kasami

Lugano-Sion: Kevin Fickentscher

Sion-Lucerne: Xavier Kouassi

Thoune-Sion: Birama Ndoye

Aarau-Sion: Bastien Toma

La prédiction de Pajtim Kasami à Seydou Doumbia

(16.09.2019)

Stéphane Henchoz l'a dit dès la fin du stage à Crans-Montana: "Seydou, c'est comme s'il avait toujours été là!" Par cette phrase, l'entraîneur du FC Sion voulait souligner que l'attaquant ivoirien n'avait pas eu besoin de temps d'adaptation. Habitué à changer d'équipe et de pays, le nouvel attaquant du FC Sion sait s'intégrer immédiatement à un groupe. Déjà très à l'aise avec tout le monde, toujours de bonne humeur et positif, le numéro 88 doit encore gagner en forme physique, mais il est d'ores et déjà opérationnel pour marquer des buts, comme il l'a prouvé ce dimanche à Aarau. Ses stories Instagram dans le bus du retour ont fait un carton, preuve au passage que les deux heures de trajet ont montré un groupe qui vit bien ensemble et qui est très heureux de prolonger l'aventure en Coupe ensemble. Les résultats amènent une certaine dynamique et celle animant le FC Sion est bien réelle actuellement.

Autre symbole de cette intégration ultra-rapide de Seydou Doumbia, la petite phrase que lui a glissée Pajtim Kasami dans la foulée de son occasion ratée de la 89e. L'Ivoirien, en position idéale face au but argovien, a raté son lob et est resté prostré quelques secondes sur la pelouse, déçu par son manqué. Bon camarade, Kasami est venu le réconforter en lui glissant quelques mots lourds de sens: "Tu vas marquer dans ce match, aucun souci". Seydou Doumbia n'a rien répondu, mais a placé sa tête au bon moment quelques secondes plus tard. C'est aussi ça, l'esprit d'équipe.

"J'étais très déçu d'avoir raté et c'est vrai que les mots de Pajtim m'ont fait du bien. C'est toujours bien d'avoir un coéquipier qui vous remonte le moral, car il n'y a rien de pire pour un attaquant que de rater une occasion. On vit pour le but! Mais j'ai appris au cours de ma carrière qu'il y a toujours une occasion qui revient après. Il faut juste être prêt à la mettre au fond et pour ça, il n'y a pas de secret, il faut se reconcenter et surtout rester positif." La recette a fonctionné une fois de plus ce dimanche au Brügglifeld. Grâce aussi, peut-être, à la petite phrase de Pajtim Kasami. Même s'i elle n'a eu que quelques pourcents d'influence, ceux-ci ont peut-être fait la différence. A très haut niveau, chaque détail compte et peut faire basculer une rencontre. 

Guy Roux: "Je regarde les résultats du FC Sion tous les lundis"

(16.09.2019)

A 80 ans, Guy Roux suit toujours l'actualité du football de très près. Joint ce lundi après-midi, alors qu'il se trouvait dans le train, le mythique entraîneur de l'AJ Auxerre n'avait tout d'abord pas beaucoup de réseau, et pas forcément une grande envie de parler. "Mais vous m'appelez pourquoi, monsieur, au fait?", a-t-il questionné, avant de recevoir les salutations du président Christian Constantin. Et là, tout a changé. "Ah ça, c'est sympa! Dites-lui bonjour de ma part et félicitez-le pour l'excellent début de saison de son équipe", a-t-il spontanément réagi. Surprise totale: Guy Roux suit donc l'actualité du championnat de Suisse? "Oui, complètement. Je regarde les résultats du FC Sion tous les lundis, c'est le club suisse que je suis en priorité. Je sais que vous êtes tout près de la tête. Continuez comme ça, surtout,.Maintenant il faut tenir, ce n'est que le début."

Fidèle amoureux du Valais, le Français espère y revenir bientôt. "J'espère être invité pour les vendanges, c'est toujours un  moment formidable à passer dans votre canton. Vous savez, je suis un vrai Valaisan de coeur, je ne rigole pas avec ça. Je suis venu treize fois en stage à Anzère, ce sont autant de souvenirs formidables. Treize ans, ce n'est pas rien quand même."

Pourquoi donc cette fidélité à la station valaisanne? Le vieux sorcier du football français sourit: "Eh bien la première année, je leur ai fait acheter une tondeuse hélicoïdale pour les terrains. Un gros investissement. Alors, les gens d'Anzère m'ont demandé de revenir l'année d'après pour rentabiliser la machine. C'était normal, ça coûte cher une tondeuse comme ça. J'ai accepté, bien sûr. Et on est donc venus treize fois au total."

On l'a compris, Guy Roux aime donc sincèrement le Valais, même s'il n'a pas eu l'occaison de s'y rendre dernièrement. Un manque peut-être bientôt comblé, qui sait?

Pour sortir vivant du Brügglifeld, il faut y mettre l'état d'esprit

(15.09.2019)

Le Brügglifeld est un stade formidable, qui respire bon une époque où le football était différent, où les supporters étaient proches des joueurs et où le public pouvait mettre une immense pression sur l’équipe adverse. Tout cela est un peu moins vrai aujourd’hui, le football s’est aseptisé et les surprises sont de plus en plus rares. Ainsi, logiquement, le rapport de forces devrait indiquer une victoire claire des Sédunois ce dimanche après-midi. Supérieurs en tout, en confiance, les hommes de Stéphane Henchoz ne devraient avoir pas de grandes raisons de se méfier.

Oui, mais voilà, la vérité est surtout que Sion a tout à craindre de ce déplacement. Déjà, ce n’est pas un détail, parce que quatre confrontations entre des équipes de Challenge et de Super League ont eu lieu depuis vendredi. Trois fois, l’équipe de série inférieure en est sortie vainqueur… sans encaisser un seul but en 270 minutes! Seul le FC Zurich a réussi à passer à Wil, en souffrant. Servette, Lugano et Saint-Gall ont tous échoué et faut bien tirer ce constat, pour débuter: les équipes de Super League n’ont aucune marge. Ou alors infime. Alors oui, Sion est troisième de Super League, mais cela ne lui garantit rien, et surtout pas d'éviter de souffrir ce dimanche.

Deuxièmement, les Valaisans n’affichent pas encore une maîtrise dans le jeu qui leur offre des certitudes absolues. La bonne nouvelle est cependant bien sûr que Sion progresse à chaque sortie dans la circulation de balle et la maîtrise des événements. Autant les victoires du début de saison étaient accompagnées d’une certaine réussite, autant celles face à Lucerne et Thoune témoignent d’une vraie confiance et d’une sérénité nouvelle. Ces pas-là ont été franchis, gentiment, sans tout révolutionner, avec pragmatisme. Mais Sion, aujourd’hui, ne peut pas encore entrer sur le terrain en étant sûr de «balader» Aarau comme il l’a fait à Allschwil par exemple.

Enfin, bien sûr, il y a ce FC Aarau et le contexte du Brügglifeld, que Stéphane Henchoz a pu décrire précisément à ses joueurs. Alors que le mythique stade était en feu, que tout était prêt pour faire la fête au centre-ville, que les t-shirts de la promotion étaient imprimés, le technicien fribourgeois et ses joueurs sont sortis des enfers d’un match perdu 0-4 à l’aller pour rester en Super League. Oui, il est possible de sortir vivant du Brügglifeld, mais pour y parvenir, il faut mettre l’état d’esprit nécessaire et c’est exactement ce qu’arrivent à faire les joueurs du FC Sion depuis l’arrivée de Stéphane Henchoz. Cet homme-là sait comment faire travailler un groupe et le pousser à donner le meilleur de lui-même. Sa méthode a un nom: l’exigence continue, sans concessions. Une méthode qui commence gentiment à faire ses preuves et à construire la réputation d’entraîneur du Fribourgeois. Pour la résumer en une phrase: le prochain match est toujours le plus important, et il faut le gagner, au-delà des grands principes de jeu. Avec Stéphane Henchoz, pas de grandes phrases, pas de dogme, pas de tactique immuable: tout ce qui compte est de gagner le prochain match et de ne penser qu’à lui toute la semaine avant. Aucun joueur du FC Sion ne peut dire qu’il n’est pas au courant de ce qui l’attend ce dimanche à 16h.       

Valon Behrami titulaire au Brügglifeld

(15.09.2019)

Stéphane Henchoz est toujours fidèle à ses principes. L’entraîneur du FC Sion a décidé de reconduire l’équipe victorieuse des dernières semaines, ne procédant qu’à deux changements, l’un forcé et l’autre volontaire. Mickaël Facchinetti, légèrement blessé, cède sa place à Ayoub Abdellaoui, l’un des titulaires en puissance. La concurrence promet d’être rude, et saine, entre les deux hommes lors des prochaines semaines. L’autre changement est le retour au jeu de Valon Behrami, remis de sa blessure à la cheville. Christian Zock va ainsi s’asseoir sur le banc en début de match, mais le Camerounais aura sans aucun doute l’occasion de montrer à nouveau ses qualités lors des prochaines semaines, et notamment ces trois matches en sept jours, dont deux sur synthétique (Neuchâtel et Young Boys).

Pour le reste, Stéphane Henchoz fait donc confiance aux joueurs en forme pour ce déplacement au Brügglifeld. Comme prévu, Seydou Doumbia prendra place sur le banc au coup d’envoi, prêt à entrer à tout moment.

A noter que Cleilton Itaitinga restera en tribunes durant le match. Sion s’est en effet déplacé avec 19 joueurs, mais ne pourra en aligner que dix-huit sur la feuille de match, comme d’habitude. Une précaution habituelle lors des matches à l’extérieur, afin d’avoir une alternative en cas de blessure de dernière minute. Patrick Luan, Mattias Andersson et Raphaël Rossi Branco sont eux blessés.

FC Sion Fickentscher; Maceiras, Kouassi, Ndoye, Abdellaoui; Behrami, Toma; Kasami, Grgic, Lenjani; Uldrikis.

Sur le banc au coup d’envoi: Fayulu, Ruiz, Zock, Song, Khasa, Fortune, Doumbia.

 

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